Projet géothermie – FAQ
Questions essentielles pour comprendre le projet
Introduction
Cette FAQ complète le Résumé exécutif et le Document de référence.
Elle regroupe les questions les plus fréquentes sur les aspects techniques,
financiers, fiscaux, organisationnels et immobiliers du projet
de transition énergétique.
Elle vise à fournir à chaque copropriétaire une information claire, neutre
et facilement consultable.
Documents associés
A. Questions techniques (forages, sondes, PAC)
1. Le forage peut-il provoquer un geyser d’eau sous pression ?
Non. Le risque d’eau sous pression (artésianisme) a été analysé par la DGE.
Si un doute sérieux existait, la DGE aurait exigé un sondage exploratoire ou interdit le forage.
Dans notre cas, les forages sont autorisés tels quels, ce qui signifie que le risque est considéré comme maîtrisé.
2. Les sondes géothermiques peuvent-elles mettre en communication des nappes d’eau ?
Les sondes sont conçues et posées avec un coulis étanche qui empêche la mise en communication de nappes d’eau différentes.
Les prescriptions de la DGE visent précisément à empêcher ce type de problème.
3. Le sol peut-il “se vider” ou s’affaisser autour d’une sonde ?
Non.
Le forage est immédiatement équipé (tubes) puis rempli de coulis (bentonite/ciment).
Il ne reste aucune cavité vide dans le sol ; il n’y a donc pas de risque de “vide” ou de doline liée aux sondes.
4. Les vibrations du forage sont-elles dangereuses pour les maisons ?
Les vibrations existent pendant le forage, mais :
- elles sont localisées,
- leur amplitude est faible,
- elles sont inférieures à celles de certains travaux de terrassement ou du passage de poids lourds.
Avec les distances et règles respectées, les ingénieurs considèrent le risque de fissures comme très faible à nul.
5. La terre autour des sondes peut-elle geler ?
Non. Le gel du sol autour des sondes est un phénomène qui n’arrive que lorsqu’une installation est mal dimensionnée.
Ce n’est pas le cas ici : l’étude du bureau d’ingénieurs (Olivier Zahn & Associés) dimensionne précisément le nombre de sondes et leur profondeur en fonction des besoins réels des 14 logements.
De plus :
- la température naturelle du sol à 300 m est stable entre 12 et 14 °C, toute l’année ;
- la géothermie puise une énergie très douce et diffuse, sans épuiser le sol ;
- le freecooling utilisé en été recharge naturellement le sol en chaleur, ce qui améliore encore la stabilité thermique pour l’hiver.
Ces éléments garantissent que la température du sol restera stable, sans gel, tout en assurant un excellent rendement à long terme.
En résumé :
un sol correctement dimensionné, comme dans notre projet, ne gèle jamais.
6. Quelle est la durée de vie des sondes géothermiques ?
Les sondes sont des infrastructures enterrées sans pièces mécaniques.
Elles ont une durée de vie supérieure à 50 ans et, dans la pratique, restent en place pour toute la vie du bâtiment.
On remplace uniquement les PAC sol/eau (comme on remplace aujourd’hui une chaudière).
7. Une PAC sol/eau fait-elle du bruit ?
Oui, mais elle est installée à l’intérieur (local technique, cave, etc.).
Le niveau sonore est comparable à celui d’une chaudière moderne ou d’un congélateur :
perceptible dans le local, très peu audible dans les pièces de vie.
8. Pourquoi ne pas garder des PAC air/eau, plus simples ?
Parce que dans une PPE dense :
- les PAC air/eau génèrent un bruit extérieur permanent,
- elles deviennent plus bruyantes en vieillissant,
- elles ont un rendement plus faible en hiver,
- elles sont beaucoup moins compatibles avec le PV.
La solution sol/eau est nettement supérieure pour le confort et la durabilité.
9. Le freecooling fait-il du bruit ?
Non, le freecooling est une solution très silencieuse.
Contrairement à une climatisation ou à une PAC air/eau, le freecooling n’utilise aucune unité extérieure et la PAC ne fonctionne pas. Seule la saumure provenant des sondes géothermiques (≈ 12–14°C) circule dans un ventilo-convecteur situé dans les combles.
Cet appareil comporte un petit ventilateur basse vitesse, avec un niveau sonore comparable à celui d’un ventilateur réglé sur une vitesse très douce.
Il ne génère aucune nuisance extérieure et reste très discret à l’intérieur de la maison.
En résumé : le freecooling est ultra silencieux, sans unité extérieure, et assure un confort d’été agréable sans climatisation traditionnelle.
10. Que se passe-t-il en cas de panne d’une PAC sol/eau ?
Chaque maison dispose de sa propre PAC.
Une panne ne concerne que la maison en question, pas la PPE entière.
C’est beaucoup plus robuste qu’un système avec PAC centralisée.
B. Questions financières et fiscales
11. Combien coûte le projet pour chaque propriétaire ?
L’ordre de grandeur typique est d’environ 70’000 CHF par propriétaire,
dont environ 10’000 CHF de subventions (selon les programmes actuels).
Ce montant inclut déjà :
- les honoraires du bureau d’ingénieurs, comprenant les études, le dimensionnement, les appels d’offres, la coordination du projet et la direction des travaux ;
- une marge technique d’imprévus, intégrée dans le budget global afin d’absorber les éventuelles variations liées au terrain, à la coordination ou aux conditions de chantier.
Ces éléments permettent de présenter un budget réaliste, sécurisé et conforme aux pratiques des projets géothermiques en PPE.
Le montant exact dépendra des offres finales des entreprises, mais il est important de souligner que le budget présenté est complet et déjà assorti de marges raisonnables pour limiter les risques financiers.
En résumé :
Le montant annoncé (~70’000 CHF) est un budget complet, maîtrisé et dimensionné pour couvrir les risques usuels d’un projet de cette nature.
12. Peut-on déduire ce montant des impôts ?
Aujourd’hui, oui :
ce montant (moins les subventions) peut être déduit du revenu imposable tant que la valeur locative existe et que le cadre fiscal actuel est en vigueur.
13. Qu’est-ce qui change fin 2027 ?
À partir de 2028, avec la suppression de la valeur locative,
les travaux ne seront plus déductibles du revenu imposable,
sauf nouvelle base légale future qui n’est pas garantie à ce jour.
Pour bénéficier pleinement de la déduction actuelle,
les travaux doivent être terminés et réceptionnés avant fin 2027.
14. Et si l’État décidait de maintenir des déductions pour les travaux énergétiques ?
C’est possible, mais ce n’est ni décidé ni garanti.
Le projet ne peut pas se construire sur une hypothèse fiscale incertaine.
Nous travaillons avec les règles existantes, qui sont favorables jusqu’en 2027.
15. Que se passe-t-il si on attend quelques années de plus ?
Les risques sont :
- perte de la déduction fiscale,
- subventions réduites ou supprimées,
- hausse des prix (forte demande),
- moins de disponibilité d’entreprises,
- remplacement obligé des chaudières gaz dans l’urgence.
Attendre revient à repousser un coût inévitable dans des conditions probablement plus défavorables.
16. Comment sont financés les forages, le réseau commun et les PAC sol/eau ?
- Les sondes géothermiques (forages) sont financées par les copropriétaires qui participent au projet.
- Chaque maison finance sa propre PAC sol/eau, en remplacement de la chaudière gaz (ce remplacement ouvre droit à la subvention individuelle).
- Pour le réseau commun, la PPE décidera collectivement de la répartition, en s’appuyant sur les recommandations du bureau d’ingénieurs, afin de rester équitable et de faciliter les raccordements futurs.
En résumé :
Les participants financent ce qui est lié à leur usage, et la PPE choisit l’organisation la plus simple, équitable et évolutive pour l’ensemble des copropriétaires.
17. Et si un copropriétaire n’a pas les moyens de financer immédiatement sa participation ?
C’est une situation connue, en particulier pour les personnes retraitées ou ayant un budget limité.
Plusieurs solutions existent :
-
Les banques et établissements financiers ont reçu la consigne de faire preuve de souplesse pour les rénovations énergétiques (instructions fédérales et cantonales).
Ils proposent désormais des prêts dédiés, souvent liés à la valeur du bien plutôt qu’au revenu. -
Les travaux augmentent immédiatement la valeur du bien (CECB, fin du gaz, charges plus basses).
Le financement est donc considéré comme un investissement sécurisant, et non comme une dépense “à fonds perdus”. -
Les héritiers peuvent être associés à la démarche :
se porter garants ou co-financeurs peut être dans leur intérêt,
car cela :- préserve la valeur future du bien,
- évite d’hériter d’une maison “à rénover d’urgence”,
- et facilite une éventuelle revente.
-
Enfin, la PPE peut étudier des modalités souples (paiement échelonné, timing différencié, etc.), dans la mesure légale de ses statuts.
En résumé :
Personne n’est exclu : des solutions existent pour s’adapter à toutes les situations, et le projet valorise financièrement chaque maison.
18. Les charges de chauffage vont-elles diminuer avec la géothermie ?
Les coûts réels dépendront évidemment de chaque maison, mais plusieurs éléments jouent clairement en faveur d’une diminution ou, au minimum, d’une stabilisation des charges :
- Un rendement très élevé grâce à la PAC sol/eau, qui fonctionne avec une source à 12–14°C toute l’année.
- Une grande stabilité énergétique, car la géothermie n’est pas influencée par la météo.
- La possibilité d’autoconsommer l’électricité photovoltaïque, ce qui réduit la facture globale.
- La disparition des abonnements et taxes liés au gaz.
- En plus, le freecooling recharge le sol en été, ce qui améliore le rendement de la PAC en hiver.
L’objectif n’est pas de promettre une économie fixe, car chaque situation est différente, mais de mettre en place un système :
- plus stable dans le temps,
- moins dépendant des prix du gaz et des marchés fossiles,
- plus compatible avec le photovoltaïque,
- offrant une efficacité globale supérieure à la solution actuelle.
En résumé :
la géothermie apporte une meilleure maîtrise des charges, avec une tendance favorable à long terme, sans bruit et avec une fiabilité élevée.
C. Questions sur le calendrier et l’organisation
19. Pourquoi parler déjà de 2027 maintenant ?
Parce que :
- il faut décider,
- lancer les appels d’offres,
- obtenir les autorisations,
- planifier les travaux,
- réaliser les forages et les installations,
- terminer et réceptionner avant fin 2027.
C’est un projet lourd qui ne se décide pas à la dernière minute.
20. Combien de temps dure le chantier ?
Le chantier de forages et de pose des réseaux enterrés se compte en semaines.
Les travaux dans chaque maison (installation de PAC) sont également planifiés pour limiter au maximum les interruptions.
21. Y aura-t-il de fortes nuisances pendant les travaux ?
Il y aura :
- du bruit de forage en journée,
- des mouvements d’engins,
- des tranchées dans certaines zones de jardins.
Mais cela reste temporaire.
Une fois les travaux terminés et la pelouse repoussée,
il n’y a plus de nuisance extérieure (ni bruit, ni machine visible).
22. Toutes les maisons seront-elles touchées de la même manière ?
Non.
- Certaines parcelles sont plus larges, d’autres plus étroites.
- Les sondes doivent respecter des distances réglementaires aux limites et aux bâtiments.
Certaines maisons seront donc plus proches des zones de forage,
mais tout le monde bénéficiera du système sur le long terme.
D. Questions sur la participation et la flexibilité
23. Est-ce obligatoire de participer ?
La réalisation du champ de sondes est une décision de la PPE (parties communes).
Le mode de participation de chacun (PAC immédiate ou plus tard) dépendra des décisions prises en assemblée et des statuts.
L’objectif est de construire un projet équitable et soutenable pour tous.
24. Est-il possible de rejoindre la géothermie plus tard ?
Techniquement, oui :
il est possible de réaliser des forages et un raccordement ultérieurs.
Cependant :
- ce sera probablement plus cher et plus compliqué (marché, délais, coordination),
- les subventions individuelles sont liées au remplacement effectif de la chaudière gaz,
- une maison qui attend risque de perdre cet avantage.
Il est donc recommandé, lorsque c’est possible, de participer dès le départ.
Les modalités exactes d’une adhésion tardive (participation aux coûts, compensation) seront définies en assemblée PPE le moment venu.
25. Qui décide en cas de désaccord technique ou organisationnel ?
Notre PPE est autogérée : il n’y a pas de régie.
Les décisions sont prises de manière collégiale et transparente.
La gestion du projet repose sur :
- le comité PPE,
- le groupe énergie,
- et, pour les points importants, les décisions votées en Assemblée Générale.
Le bureau d’ingénieurs (Olivier Zahn & Associés) nous accompagne en tant qu’expert pour les aspects techniques, mais les choix finaux appartiennent toujours à la PPE.
En résumé :
les décisions se prennent ensemble, dans le cadre habituel de la PPE, en suivant les recommandations des spécialistes.
26. Que se passe-t-il si je vends ma maison après avoir participé ?
Comme pour tout investissement énergétique (fenêtres, toiture, PAC) :
- l’acheteur profite d’une maison aux charges stables,
- avec un chauffage moderne,
- conforme aux normes futures.
Cela représente généralement un atout pour la valeur du bien.
E. Questions sur PV, freecooling et performance
27. Pourquoi cette solution est-elle meilleure pour le photovoltaïque ?
Avec des PAC individuelles sol/eau :
- chaque maison peut décider de faire fonctionner sa PAC en priorité lorsque le PV produit,
- le COP élevé permet de maximiser la chaleur produite par kWh PV.
Avec une PAC centralisée,
il serait beaucoup plus difficile de synchroniser la consommation commune avec la production PV individuelle.
28. Le freecooling est-il utile dans notre région ?
Oui.
Les étés sont de plus en plus chauds.
Le freecooling :
- apporte un rafraîchissement doux,
- ne remplace pas une climatisation “forte”,
- mais améliore nettement le confort sans bruit ni grosse consommation électrique.
29. Le freecooling use-t-il les sondes ?
Au contraire :
il recharge thermiquement le sol,
en renvoyant la chaleur de la maison vers le sol en été.
Cela contribue à la stabilité du système et à sa longévité.
30. Le COP d’une PAC sol/eau est-il vraiment meilleur ?
En moyenne, oui.
Le sol reste à une température quasi constante (12 à 14 °C) toute l’année.
La PAC travaille donc dans des conditions très favorables, bien meilleures que si elle devait puiser des calories dans de l’air froid à –5 °C ou lors de périodes de gel.
Résultat :
- moins de kWh électriques pour produire la même chaleur,
- un rendement plus stable,
- et une performance plus prévisible dans le temps.
C’est l’un des grands avantages de la géothermie.
F. Questions sociales et émotionnelles
31. Est-ce que certaines maisons “subissent” plus les travaux que d’autres ?
Oui, certaines seront plus proches des forages ou des tranchées.
Mais :
- les contraintes d’implantation sont imposées par la géométrie des parcelles et la réglementation,
- le chantier est temporaire,
- et, ensuite, tout le monde bénéficie du même système.
32. Les jardins seront-ils vraiment comme avant ?
Les forages et tranchées laissent des marques temporaires (terre retournée, pelouse neuve).
Après quelques semaines, la pelouse reprend ;
après une saison, la plupart des gens ne voient plus où se trouvaient les tranchées.
33. Pourquoi ne pas simplement garder le gaz “tant que ça marche” ?
Parce que :
- la chaudière finira par tomber en panne,
- le remplacement gaz→gaz ne sera plus autorisé,
- les taxes sur le gaz vont augmenter,
- les subventions et avantages fiscaux actuels auront disparu.
Repousser le problème, c’est se condamner à le gérer plus tard dans de moins bonnes conditions.
34. C’est un gros projet, est-on sûrs de ne pas se tromper ?
Le projet repose sur :
- une étude réalisée par un bureau d’ingénieurs spécialisé (Olivier Zahn & Associés),
- la validation de la DGE pour les forages,
- des technologies éprouvées (PAC, géothermie).
Personne ne peut garantir l’avenir à 100 %,
mais tout est fait pour s’appuyer sur les meilleures pratiques et les cadres légaux actuels.
G. Questions sur le rôle des professionnels et la sécurité
35. Qui dirige réellement les travaux ?
Le bureau d’ingénieurs Olivier Zahn & Associés assure la direction technique,
en collaboration avec les entreprises mandatées (foreurs, installateurs, électriciens) et le comité PPE.
36. Que se passe-t-il en cas de problème pendant les forages ?
Les entreprises spécialisées sont :
- expérimentées,
- assurées en responsabilité civile (RC),
- tenues de respecter les prescriptions DGE.
En cas d’imprévu, des solutions techniques existent (modification de la profondeur, repositionnement, etc.).
37. La DGE peut-elle revenir en arrière après avoir donné son accord ?
En principe, non, tant que les travaux sont réalisés conformément à l’autorisation.
Des contrôles peuvent avoir lieu, et s’il y a des écarts, des corrections peuvent être exigées.
Le respect des plans et des prescriptions est donc essentiel – ce que garantit le pilotage par un bureau d’ingénieurs.
38. Les sondes peuvent-elles fuir ?
Les sondes sont des circuits fermés en PEHD, remplis de fluide caloporteur.
Les incidents de fuite sont très rares.
En cas de problème, des solutions existent (localisation, réparation, dérivation, etc.).
39. Qui contrôle la qualité des travaux ?
Plusieurs acteurs assurent le suivi et la qualité du projet :
- Le bureau d’ingénieurs (Olivier Zahn & Associés), qui assume la direction des travaux.
- Les autorités compétentes (DGE, et le cas échéant la commune), qui vérifient la conformité réglementaire.
- Le comité PPE, accompagné du groupe énergie, pour le suivi interne et les échanges réguliers avec les ingénieurs.
Des réceptions intermédiaires et finales sont prévues, garantissant que chaque étape est vérifiée avant de passer à la suivante.
40. En résumé, quels sont les principaux risques qui restent ?
Aucun projet n’est totalement sans risque, mais :
- les risques géologiques ont été analysés et maîtrisés (DGE + ingénieurs),
- les risques techniques sont standards pour ce type d’installation,
- les risques financiers concernent surtout un éventuel report (fiscalité, subventions, marché).
Les risques résiduels sont jugés acceptables au regard des bénéfices :
- sortie du gaz,
- stabilité énergétique,
- confort,
- valorisation des biens,
- cohérence avec les lois à venir.
Le budget inclut déjà des marges de sécurité :
- une marge pour les imprévus techniques,
- et une marge spécifique prévue pour les honoraires du bureau d’ingénieurs afin de couvrir la direction de projet et les ajustements éventuels.
Ces réserves sont comprises dans le montant annoncé (≈ 70’000 CHF par propriétaire).
H. Questions pratiques et situations particulières
41. Comment les travaux seront-ils coordonnés entre les différentes maisons ?
La coordination se fera de manière structurée et progressive, afin de limiter les nuisances et d’éviter que plusieurs zones soient ouvertes en même temps.
Le bureau d’ingénieurs établira un planning détaillé, comprenant :
- l’ordre de passage des équipes,
- les durées estimées pour chaque étape,
- les interventions dans les jardins,
- les travaux dans le garage commun,
- et les raccordements intérieurs dans chaque maison participante.
Le comité PPE et le groupe énergie assureront le suivi avec le bureau d’ingénieurs pour ajuster le planning si nécessaire.
En résumé :
les travaux avanceront maison par maison, selon un planning clair, afin de garantir une organisation efficace et lisible pour tous.
42. Qui couvre les éventuels dommages durant les travaux (assurance chantier) ?
Le projet sera couvert par les assurances obligatoires liées au chantier, mises en place par les entreprises mandatées et supervisées par le bureau d’ingénieurs.
En pratique :
- l’entreprise de forage dispose de sa propre assurance responsabilité civile professionnelle ;
- le bureau d’ingénieurs veille à la conformité des couvertures ;
- la PPE bénéficie des garanties prévues pour tous les travaux réalisés sur des bâtiments existants ;
- en cas de dommage avéré, l’assurance de l’entreprise concernée intervient directement.
Ce fonctionnement est standard pour les travaux de cette nature.
En résumé :
la PPE n’assume pas les risques : les entreprises et leurs assurances professionnelles couvrent les éventuels dommages.
43. Faut-il prévoir des pré-tubages pour les futurs participants ?
Oui, si techniquement possible. Le pré-tubage permet d’éviter des travaux lourds plus tard et facilite les raccordements futurs sans rouvrir jardins ou parkings.
44. Y aura-t-il des regards béton visibles dans les jardins ?
Non, les installations modernes n’en nécessitent plus un par sonde. Un ou deux regards techniques pourraient être nécessaires pour les collecteurs, mais souvent ils sont invisibles ou intégrés dans le terrain.
45. Les tuyaux dans le garage vont-ils prendre beaucoup de place ?
Non. Il s’agit de conduites de diamètre modéré, bien plus petites que les ceintures existantes (gaz, eau froide, câbles). Elles s’intègrent discrètement dans la structure existante.
46. Quel fluide circule dans le réseau commun ? Est-ce dangereux ?
Le fluide est une saumure (eau + antigel alimentaire). Elle n’est ni toxique ni inflammable. C’est le standard suisse en géothermie.
47. Que se passe-t-il si une sonde tombe en panne ?
Les sondes sont raccordées en parallèle. Si une sonde est défaillante, toutes les PAC continuent de fonctionner normalement. L’intervention peut se faire sans urgence.
48. Qui paiera si une maison rejoint dans 5 ou 10 ans ?
Le propriétaire prendra en charge son forage, sa PAC et ses travaux intérieurs. Les règles exactes de raccordement seront définies par la PPE afin d’assurer l’équité.
49. Que se passe-t-il si un propriétaire veut installer une autre solution (gaz, climatisation, PAC air/eau extérieure) ?
Un propriétaire peut toujours proposer une autre solution de chauffage ou de rafraîchissement.
Toutefois, toute installation visible ou potentiellement bruyante (PAC air/eau extérieure, climatisation, unité technique en façade, etc.) doit être soumise au vote de la PPE, car elle peut avoir un impact sur :
- le niveau de bruit dans les espaces extérieurs,
- l’esthétique et l’harmonie du site,
- la tranquillité générale recherchée par l’ensemble des copropriétaires,
- la cohérence globale du projet énergétique retenu.
La PPE privilégie aujourd’hui une solution silencieuse, intégrée et commune dans son principe (champ de sondes), afin de préserver un environnement extérieur calme et homogène.
Dans ce contexte, une installation individuelle extérieure pourrait être perçue comme moins compatible avec ces objectifs. Chaque demande sera examinée au cas par cas par l’Assemblée générale.
Cela n’empêche pas un propriétaire non participant de rejoindre plus tard le système géothermique, selon les modalités définies collectivement.
En résumé :
Les alternatives restent possibles, mais elles devraient respecter les règles de tranquillité sonore, d’esthétique et de cohérence définies par la PPE.
50. Pourquoi faire le projet maintenant et pas dans 5 ans ?
Trois éléments majeurs rendent le moment particulièrement favorable :
-
Les avantages fiscaux disparaissent fin 2027
Les travaux ne seront plus déductibles après cette date (sauf éventuelles dispositions spécifiques incertaines).
Pour une PAC et un forage, cela représente plusieurs milliers de francs par propriétaire. -
Les subventions futures sont incertaines
Le canton connaît actuellement des contraintes financières.
Rien ne garantit que les aides actuelles (≈10’000 CHF par maison) seront maintenues ou reconduites, surtout avec l’augmentation attendue des demandes. -
Les PAC vont passer à un nouveau fluide (R290 propane)
Cette transition sera obligatoire (interdiction progressive des anciens gaz).
Comme toute technologie nouvelle :- les premiers modèles seront plus chers,
- leurs performances demanderont quelques années pour se stabiliser,
- la maintenance sera plus coûteuse au début.
Installer une PAC maintenant garantit 20–25 ans de fonctionnement avec un fluide disponible.
En résumé :
Agir maintenant permet de sécuriser les avantages fiscaux, de bénéficier des subventions actuelles et d’éviter les surcoûts techniques liés aux nouvelles PAC au propane.
I. Questions sur la pérennité du bien, la valeur immobilière et les perspectives futures
51. Quel impact sur la valeur de mon bien si je ne remplace pas ma chaudière gaz ?
- Les acheteurs sont de plus en plus attentifs :
- au certificat CECB,
- aux coûts futurs,
- aux obligations légales,
- au risque d’une installation “à remplacer d’urgence”.
- Une maison encore chauffée au gaz en 2030 apparaîtra comme :
- coûteuse à remettre aux normes,
- moins attractive,
- moins conforme aux futures lois cantonales.
En pratique, un bien resté au gaz risque d’être négocié à la baisse.
52. Si la géothermie est installée, mon bien se revend-il plus facilement ?
Oui.
Une installation géothermique moderne est perçue comme un argument premium par les acheteurs :
- Aucune PAC extérieure → silence, esthétique
- Charges très basses → prévisibilité du budget
- Émissions directes de CO₂ : A au CECB
- Durée de vie des sondes : 50 ans ou plus
- Confort d’été intégré (freecooling)
Un acheteur privilégiera une maison déjà future-proof plutôt qu’une maison à rénover.
53. Que se passe-t-il si l’on ne fait rien et que la chaudière gaz tombe en panne ?
Les risques sont connus :
- délais d’attente pour le gaz,
- difficulté à remplacer par un modèle identique,
- possibilité d’interdiction de certains modèles (selon la nouvelle loi vaudoise),
- coûts élevés en cas d’intervention en urgence,
- impossibilité de bénéficier des subventions si la décision est précipitée.
L’urgence est presque toujours plus chère que la planification.
54. En quoi la géothermie peut-elle être comparée à “une citerne pleine pour des décennies” ?
La géothermie offre une source de chaleur stable, locale et disponible en permanence, sans dépendre d’un carburant à acheter.
Un acheteur sait qu’une maison géothermique bénéficie :
- de charges de chauffage faibles et prévisibles,
- d’une installation durable (sondes ≥ 50 ans),
- d’une valeur immobilière renforcée grâce au CECB,
- et d’une indépendance totale vis-à-vis du gaz ou du mazout.
C’est pour cette raison qu’on parle parfois d’une maison “comme avec une citerne pleine pour des décennies” :
le futur propriétaire sait qu’il n’aura pas de remplacement de chaudière à prévoir, ni d’augmentation imprévisible des combustibles.
55. La géothermie réduit-elle les risques pour un futur acheteur ?
Oui :
un acheteur évalue toujours le niveau de risque futur :
- risques techniques (pannes, bruit, nuisances extérieures),
- risques réglementaires (interdictions, obligations),
- risques financiers (taxes, prix du gaz, urgences).
En géothermie :
- aucun ventilateur extérieur → pas de nuisance sonore potentielle
- forage réalisé une fois pour toutes → 50 ans ou plus
- chauffage stable → coûts prévisibles
- système compatible PV → avantage énergétique
- classement CECB amélioré → valeur accrue
Moins de risques = bien plus attractif pour un acheteur.
56. Une maison équipée de géothermie se revend-elle mieux qu’une maison au gaz ?
Oui : les notaires, agents et banques le confirment.
Les futurs acheteurs recherchent :
- faible niveau de charge,
- silence extérieur,
- CECB favorable,
- conformité avec les lois,
- chauffage déjà modernisé.
Une maison encore au gaz demandera :
- une mise à niveau,
- un investissement,
- des démarches,
- un risque (panne, loi, taxes CO₂).
Une maison déjà convertie à la géothermie est immédiatement plus attractive.
C’est un argument de poids lors de la mise en vente.
J. Questions environnementales et impact climatique
57. Quel est l’impact écologique actuel de nos 14 chaudières gaz ?
Nos 14 chaudières gaz émettent environ 40 tonnes de CO₂ par an pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire.
Pour donner des repères concrets, cela correspond à :
- 336 667 km parcourus par une voiture essence,
- soit 8,4 fois le tour de la Terre chaque année,
- ou encore l’équivalent des émissions de 42 voitures essence parcourant 8 000 km/an,
- ce qui revient à 3 voitures supplémentaires par famille (ou 5 par famille si l’on prend une moyenne simplifiée),
- ou, présenté autrement : 40’400 kg de CO₂ relâchés dans l’atmosphère chaque année.
Toutes ces émissions se renouvellent chaque année tant que nous restons au gaz.
En résumé :
Chaque année, notre PPE rejette autant de CO₂ que quarante trajets annuels de 8 000 km effectués par quatorze familles — uniquement pour le chauffage et l’ECS.
58. Est-il plus écologique d’attendre les PAC au propane (R290) ?
Non, pour une raison simple :
attendre 3 à 5 ans signifie émettre 120 à 200 tonnes de CO₂ supplémentaires,
alors que l’impact climatique du fluide frigorigène d’une PAC est minime si le système est correctement installé et entretenu.
En effet :
- une PAC contient quelques kilos de fluide,
- ce fluide n’est pas consommé : il reste dans un circuit fermé,
- les pertes sont très faibles (pannes exceptionnelles),
- l’impact climatique d’une fuite ponctuelle est sans commune mesure avec 40 tonnes de CO₂ émis chaque année par les chaudières gaz.
Conclusion :
Du point de vue écologique, ne pas attendre est la solution la plus responsable.
Chaque année gagnée évite plusieurs tonnes de CO₂.
59. En quoi la géothermie réduit fortement l’empreinte CO₂ de la PPE ?
La géothermie :
- supprime entièrement le gaz,
- réduit les émissions directes de CO₂ à zéro,
- bénéficie d’un COP élevé → moins d’électricité consommée,
- est compatible avec le photovoltaïque → énergie locale et propre,
- reste stable quel que soit le climat ou le prix des combustibles.
Avec la géothermie, la PPE passe :
- de 40 tonnes de CO₂ par an
- à pratiquement zéro (hors électricité résiduelle).
Le gain écologique est donc massif et immédiat.
60. Le passage à la géothermie contribue-t-il réellement à la transition énergétique ?
Oui.
À l’échelle d’une PPE, la géothermie est l’une des solutions les plus efficaces pour réduire l’empreinte carbone, améliorer le confort, et assurer une énergie stable et locale.
Elle apporte :
- une réduction quasi totale des émissions directes de CO₂,
- une compatibilité naturelle avec le photovoltaïque,
- une indépendance vis-à-vis des énergies fossiles,
- un système silencieux et durable pour plusieurs décennies,
- une modernisation du parc immobilier conforme aux objectifs cantonaux et fédéraux.
En résumé :
Pour une PPE, la géothermie représente un geste concret, durable et mesurable en faveur du climat — tout en améliorant la valeur et l’attractivité des logements.
61. Avec des hivers de plus en plus doux, la géothermie se justifie-t-elle encore, ou des PAC air/eau suffiraient-elles ?
Oui, des PAC air/eau suffiraient techniquement pour chauffer les maisons avec des hivers plus courts et plus doux.
Cependant, la géothermie apporte plusieurs avantages qui restent importants, voire renforcés, dans ce contexte :
-
Silence et voisinage :
pas d’unités extérieures (ventilateurs) sous les fenêtres, donc moins de risques de nuisances sonores et de conflits entre voisins. -
Confort d’été et freecooling :
avec des étés plus chauds, la possibilité de rafraîchir la maison en utilisant la fraîcheur du sol (freecooling) devient un atout majeur, sans bruit ni grosse consommation électrique. -
Stabilité à long terme :
le champ de sondes est un ouvrage très long terme (plusieurs dizaines d’années) ;
seule la PAC (le « boîtier ») est à remplacer, typiquement après ~20–25 ans. -
Renouvellement plus lourd côté PAC air/eau :
une PAC air/eau implique en général le remplacement complet de l’unité extérieure et intérieure après environ 12–15 ans.
En tenant compte à la fois de l’électricité consommée et de ces renouvellements plus fréquents, la solution PAC air/eau tend à devenir plus coûteuse que la géothermie dès le premier cycle de remplacement, sur l’horizon d’étude (20–30 ans).
En résumé, des PAC air/eau pourraient suffire pour chauffer, mais la géothermie reste une solution plus silencieuse, plus confortable en été et plus pérenne pour la PPE sur le long terme, avec des coûts globalement mieux maîtrisés.
K. Questions complémentaires
Points soulevés après la diffusion du Résumé exécutif
62. Nos chaudières ont de très bonnes valeurs au contrôle. Pourquoi parle-t-on encore de CO₂ et peut-on régler ou filtrer ces émissions ?
Les contrôles du ramoneur mesurent principalement :
- la qualité de la combustion (rendement),
- certains polluants locaux (monoxyde de carbone, suies, etc.),
- le bon fonctionnement et la sécurité de la chaudière.
Sur ces points, nos chaudières sont en effet en très bon état :
elles brûlent le gaz proprement et respectent les normes actuelles.
En revanche, cela ne change rien au fait suivant :
À chaque kWh de gaz brûlé, on émet du CO₂, même avec une chaudière moderne.
Il n’existe, pour une petite chaufferie comme la nôtre :
- aucun réglage qui permette de “baisser le CO₂” indépendamment de la quantité de gaz brûlé,
- aucun filtre simple à installer sur la cheminée pour capter le CO₂.
Les seules façons de réduire réellement nos émissions de CO₂ sont de :
- brûler moins de gaz (sobriété, meilleure isolation, etc.),
- ou changer de technologie de chauffage (pompe à chaleur, géothermie, etc.), qui n’utilisent plus de combustible fossile sur place.
Même avec des chaudières bien réglées et de bonnes valeurs au contrôle, nos 14 chaufferies à gaz continuent d’émettre, ensemble, plusieurs dizaines de tonnes de CO₂ par an. C’est ce point que le projet de transition énergétique cherche à traiter.
63. Notre bâti date de 1990 et n’est plus aux normes thermiques actuelles. Est-ce pertinent d’y installer une technologie moderne comme la géothermie ?
Il est exact que notre PPE a été construite à la fin des années 1980, selon les normes en vigueur à l’époque. Vu l’évolution des exigences d’isolation, notre bâti est aujourd’hui “hors normes” au sens des standards actuels.
Cela ne signifie pas que la géothermie serait “inadaptée”, mais simplement que :
- la consommation totale de chaleur est plus élevée que celle d’un immeuble neuf très bien isolé ;
- le dimensionnement des sondes et des pompes à chaleur doit tenir compte de cette réalité (ce que fait l’étude de l’ingénieur).
Dans un bâtiment existant, il y a en pratique deux leviers complémentaires :
- Réduire les besoins (isolation, vitrages, régulation, etc.), dans la mesure du réalisable.
- Changer la façon de produire la chaleur (sortir du gaz, passer à une PAC).
La géothermie n’est pas une “technologie réservée aux bâtiments neufs” : elle est justement intéressante dans des bâtiments existants où :
- le chauffage doit de toute façon être renouvelé à moyen terme,
- on souhaite limiter notre dépendance au gaz et à la taxe CO₂,
- et on ne peut pas forcément refaire toute l’enveloppe thermique à court terme.
Autrement dit, le fait que le bâti ne soit plus au standard thermique 2025 ne rend pas la géothermie incohérente ; cela renforce même l’intérêt d’un système de chauffage plus efficace pour limiter les consommations sur la durée.
64. Comment faut-il interpréter le calcul d’un investissement d’environ 70’000 CHF par maison et de 17,5 années pour “couvrir” la dépense ?
Le calcul 70’000 CHF / 4’000 CHF/an = 17,5 ans a été évoqué comme ordre de grandeur, mais il mélange plusieurs éléments et reste incomplet.
1) D’où viennent les montants : 58’000 CHF, ±20 % et ~70’000 CHF ?
Dans l’étude de l’ingénieur, le coût d’investissement par maison est estimé à environ 58’000 CHF, ce montant :
- inclut déjà une réserve pour imprévus (environ 10 %),
- est assorti d’une marge de ±20 %, ce qui donne une fourchette indicative d’environ 46’000 à 69’000 CHF par maison,
- ne comprend pas encore la direction des travaux (DT), qui viendra s’ajouter.
L’ordre de grandeur de 70’000 CHF par maison correspond donc à une estimation prudente située plutôt vers le haut de la fourchette, en intégrant la part probable de direction des travaux. Il ne s’agit pas d’un prix définitif, mais d’un chiffre arrondi pour les discussions, basé sur une phase d’étude où une incertitude de l’ordre de ±20 % est normale.
2) Charges annuelles
Avec les tarifs actuels de gaz et d’électricité de notre fournisseur, et un COP réaliste pour une PAC géothermie, le coût du kWh de chaleur reste plus bas en géothermie qu’avec une chaudière à gaz.
Sur 20 ans, cela représente plusieurs dizaines de milliers de francs de dépenses de chauffage évitées par maison, même sans scénario “catastrophe” sur le prix du gaz. Le simple ratio 70’000 / 4’000 = 17,5 ans ne tient pas compte :
- du meilleur rendement de la PAC géothermie par rapport au gaz,
- de l’évolution possible du gaz et de la taxe CO₂,
- ni du fait que le gaz reste une dépense annuelle, alors qu’une partie de la géothermie est un investissement dans une infrastructure durable.
3) Valeur du bien
Remplacer une chaudière à gaz par une autre chaudière à gaz est considéré comme de la maintenance : cela permet de continuer comme avant, mais n’apporte pratiquement pas de plus-value au bâtiment.
À l’inverse, une maison déjà équipée d’une PAC géothermique (champ de sondes + installation récente) part avec un atout clair : chauffage modernisé, moins dépendant du gaz et des futures contraintes. On ne peut pas promettre que chaque franc investi se retrouve “franc pour franc” dans le prix de vente, mais il est raisonnable de penser qu’une partie importante de cet investissement sera reflétée dans la valeur et l’attractivité du bien.
4) Réserve d’énergie
Avec le gaz, on paie chaque année pour une énergie qui disparaît aussitôt consommée.
Avec la géothermie, une partie de l’investissement finance une infrastructure durable (sondes et installation) qui fournira de la chaleur pendant des décennies. C’est une manière de transformer une part de nos dépenses de chauffage en une “réserve d’énergie locale” attachée à la maison et au quartier, plutôt qu’en factures de gaz répétées.
En résumé, le chiffre de ~70’000 CHF par maison est un ordre de grandeur prudent, issu d’une estimation de 58’000 CHF ±20 % plus la direction des travaux. Le calcul “17,5 ans” est une simplification qui ne reflète ni la fourchette d’incertitude normale à ce stade, ni les différences de rendement entre gaz et géothermie, ni l’impact sur la valeur des maisons.
65. On aura encore du gaz pendant 20 ans. Pourquoi se presser pour changer de système de chauffage ?
Le gaz a de bonnes chances de rester disponible pendant encore de nombreuses années. La vraie question n’est donc pas tant « y aura-t-il encore du gaz ? » que « dans quelles conditions et à quel coût pour nous ? ».
Plusieurs éléments entrent en jeu :
-
Disponibilité ≠ conditions d’usage
Que le gaz existe encore ne garantit pas que :
- son prix restera stable,
- la taxe CO₂ restera modérée,
- les règles cantonales laisseront indéfiniment la liberté de remplacer “à l’identique” une chaudière gaz en fin de vie.
Les politiques énergétiques vont clairement vers une réduction progressive des systèmes fossiles. Rester au gaz, c’est rester exposé à ces évolutions.
-
Fenêtre de décision et temps de mise en œuvre
Un projet de transition énergétique en PPE ne se fait pas en quelques mois. Entre :
- les discussions,
- les études et variantes,
- les appels d’offres,
- les autorisations,
- puis les travaux,
il faut souvent compter plusieurs années.
Attendre “le dernier moment” revient à se mettre en situation de devoir décider dans l’urgence, avec moins de marge de manœuvre et parfois moins de subventions. -
Remplacer sous contrainte ou choisir tant qu’on a le choix
Aujourd’hui, la PPE peut encore :
- comparer tranquillement les options (gaz, PAC air/eau, géothermie),
- choisir une solution cohérente pour le quartier,
- planifier les travaux dans un calendrier supportable.
Si l’on attend que les chaudières soient en fin de vie ou que les règles deviennent plus strictes, il faudra peut-être remplacer “par défaut”, sans projet d’ensemble, maison par maison, dans un contexte moins favorable.
En résumé, l’objectif n’est pas d’anticiper une disparition brutale du gaz du jour au lendemain, mais de préparer nos maisons à sortir progressivement du fossile dans de bonnes conditions, tant que la PPE a encore du temps, des subventions et une vraie liberté de choix.
66. Les forages et les conduites ne risquent-ils pas de créer des problèmes techniques (terrain, étanchéité, manque de place) ?
Plusieurs inquiétudes ont été exprimées sur les aspects très concrets des travaux. On peut les reprendre point par point.
1) Forage : terrain, dureté, risques de “mauvaise surprise”
Dans notre quartier, un forage géothermique a déjà été réalisé avec succès dans la parcelle voisine côté ouest. Ce forage figure au plan cadastral et donne une première indication rassurante sur la nature du terrain et la faisabilité technique.
De plus, l’étude de l’ingénieur tient compte :
- des données géologiques disponibles pour la zone,
- des profondeurs visées,
- et des méthodes de forage utilisées par les entreprises spécialisées.
Le coût “au mètre” n’est donc pas une inconnue totale découverte le jour du chantier : il est estimé sur la base d’expériences réelles dans un environnement très proche du nôtre. Cela n’exclut pas des ajustements, mais réduit fortement le risque de mauvaise surprise structurelle.
2) Étanchéité au point d’entrée dans le bâtiment
Un autre point de préoccupation concerne le passage des conduites à travers les murs ou dalles (par exemple au niveau du garage) et le risque de pertes d’étanchéité dans le temps.
Dans notre cas, ce type de traversée n’est ni nouveau ni exceptionnel :
- nous avons récemment introduit la fibre optique au niveau du garage,
- nous devrons prochainement refaire l’introduction de l’électricité,
- les conduites venant des sondes géothermiques feront l’objet du même principe d’introduction (pièces traversantes, manchons, étanchéité soignée).
Il est évident que des précautions pour l’étanchéité ont déjà été prises et seront à nouveau prises pour ces nouveaux passages.
De plus, la dimension du point d’introduction nécessaire pour le dispositif géothermique est comparable à celle requise pour le nouveau câble électrique : il s’agit de deux conduites aller/retour reliant le champ de sondes, de diamètre modeste.
L’objectif du projet n’est évidemment pas de “percer et reboucher au hasard”, mais d’intégrer ces passages dans un détail constructif maîtrisé. C’est précisément le rôle de l’ingénieur et des entreprises de définir ces points et de les exécuter correctement.
3) Place disponible pour les conduites
Il a aussi été évoqué que les nouvelles conduites pourraient “ne pas trouver leur place” dans le garage ou les gaines existantes.
Dans notre cas, la situation est plutôt favorable :
- notre garage a été conçu avec des réserves d’espace pour des installations techniques,
- les conduites géothermiques sont de faible diamètre,
- la gaine / le vide sanitaire ont été vérifiés par l’ingénieur, qui a confirmé que le dispositif peut y être intégré.
Nous ne sommes donc pas dans le cas d’un immeuble saturé sans aucun volume disponible pour des réseaux supplémentaires. Au contraire, la configuration de notre PPE est un point positif pour ce genre de projet.
Les travaux de forage et de création des conduites doivent être pris au sérieux, mais ils restent techniquement classiques pour les entreprises spécialisées et ils ont été envisagés en tenant compte de la réalité de notre terrain, de notre garage et de nos gaines techniques.
Une autre question (voir plus loin) traitera spécifiquement du calendrier des travaux et des coupures temporaires (chauffage, eau chaude, gaz), afin de clarifier cet aspect séparément.
67. Va-t-on se retrouver plusieurs semaines sans chauffage, eau chaude ou gaz pendant les travaux ?
Non. Il y aura des coupures, mais elles seront ciblées, courtes et limitées aux maisons concernées par les travaux au moment où ils ont lieu.
1) Chaque maison a ses propres vannes : pas de coupure générale
Dans notre PPE :
- chaque maison dispose de ses propres vannes d’alimentation en eau froide,
- et de ses propres vannes d’alimentation en gaz.
Cela signifie que :
- lorsqu’une maison est en travaux, on coupe uniquement l’eau / le gaz de cette maison-là,
- les maisons qui ne sont pas en intervention ne seront à aucun moment coupées du réseau d’eau ou du réseau de gaz à cause du chantier géothermie.
Il n’y a donc pas de coupure générale de toute la PPE pour l’eau chaude ou la cuisson.
2) Durée des coupures dans les maisons concernées
Pour les maisons effectivement concernées par une bascule à un moment donné, les travaux seront réalisés :
- par des professionnels habitués aux migrations de chaufferie,
- avec une planification visant à minimiser la durée de coupure.
Concrètement :
- la bascule de la chaufferie (raccordement PAC, adaptation hydraulique et gaz) se fait sur une période courte,
- les coupures de chauffage, d’eau chaude et de gaz cuisson se comptent en heures (ou, au pire, en une journée), pas en “semaines sans rien”.
Les entreprises ont précisément l’habitude d’organiser ces bascules pour limiter au maximum le temps où une installation est à l’arrêt.
3) Organisation pratique
La PPE pourra, avec l’ingénieur et les entreprises :
- définir un calendrier clair, maison par maison (ou par petits groupes),
- programmer les interventions hors période de grand froid,
- informer à l’avance chaque propriétaire du créneau où sa maison sera concernée.
En résumé :
- il n’y a pas de scénario où toute la PPE reste “sans eau chaude ni gaz de cuisson pendant des semaines” ;
- les coupures seront localisées à la maison en travaux,
- et, pour ces maisons, la coupure effective sera limitée à un temps court (quelques heures à une journée), organisé de façon professionnelle.
68. Certains estiment que le projet est “loin d’être abouti” et qu’il y a encore trop d’incertitudes. Est-ce vraiment le cas ?
Il est vrai que le projet n’est pas “bouclé clé en main” à ce stade, et c’est normal : nous en sommes à une phase d’étude et de choix de principe, pas encore à la phase d’exécution.
Concrètement, nous avons déjà :
- une étude d’ingénieur avec des variantes,
- des ordres de grandeur de coûts sur 20 ans (investissement + exploitation),
- une vision assez claire des contraintes techniques (forages, place disponible, introduction électrique, etc.),
- une comparaison avec les autres options (maintien du gaz, PAC air/eau, CAD écarté).
Ce qui manque encore, et qui ne peut être finalisé qu’après un choix de principe de la PPE, ce sont notamment :
- les plans d’exécution détaillés,
- le phasage précis des travaux,
- les appels d’offres définitifs auprès des entreprises retenues.
Autrement dit, il est normal qu’il reste des questions et des points à préciser. L’objectif de la phase actuelle n’est pas de disposer d’un projet “figé au centime près”, mais de savoir si la PPE souhaite :
- aller de l’avant avec une solution géothermie (et sous quelle forme),
- ou renoncer et rester durablement au gaz.
À ce stade, il s’agit donc d’un pré-projet. Peu de PPE disposent, à ce niveau d’avancement, d’une base aussi structurée : un site internet dédié, un Résumé exécutif, un Document de référence et une FAQ détaillée, qui rassemblent les informations nécessaires pour se faire une opinion éclairée.
Il faut aussi reconnaître qu’un travail important a été effectué par le groupe énergie pour mettre un maximum d’informations à disposition des copropriétaires, avec le souci de rester factuel, transparent et honnête dans la présentation des enjeux et des options possibles.
Les questions soulevées par certains copropriétaires (coûts, travaux, gaz, CO₂, valeur des maisons, etc.) sont légitimes et ont été intégrées dans cette FAQ (voir notamment les questions 62 à 67). Elles doivent permettre à chacun de se faire une opinion plus claire avant les prochaines décisions.
Cette FAQ ne remplace pas les décisions formelles de la PPE, mais elle vise à fournir un maximum d’informations pour que chaque copropriétaire puisse se faire une opinion éclairée.
Pour une vue d’ensemble structurée, vous pouvez vous référer au « Projet géothermie – Résumé exécutif ».
Pour les explications détaillées (contexte, variantes étudiées, aspects techniques), voir le « Projet géothermie – Document de référence ».Pour toute question complémentaire, le comité et le groupe énergie se tiennent à votre disposition.