Projet géothermie – Résumé exécutif
Objet du document
Ce résumé présente les éléments essentiels du projet de transition énergétique de la PPE : le choix de la solution géothermique, ses avantages, son coût, les enjeux fiscaux (2027), ainsi que ses impacts techniques et immobiliers.
Contexte — en bref
- Le chauffage au gaz disparaît progressivement : nouvelles obligations cantonales et réseau gazier en contraction.
- Les travaux énergétiques ne seront plus déductibles dès fin 2027 (fin de la valeur locative).
- Une étude complète (dimensionnement + implantation) a été réalisée par Olivier Zahn & Associés.
- La DGE a validé les forages : le terrain est compatible et le risque géologique est maîtrisé.
Documents associés
- Document de référence
- FAQ Géothermie (60 questions)
1. Contexte général
- Le chauffage au gaz va progressivement disparaître : la nouvelle loi vaudoise sur l’énergie interdira le remplacement d’une chaudière gaz par une autre chaudière gaz, sauf exception.
- Le gaz est un combustible fossile : il sera de plus en plus taxé (CO₂, politique climatique).
- Les réseaux gaziers suisses sont en contraction : à moyen terme, rester au gaz signifie être dépendant d’une énergie plus rare et plus chère.
2. Échéance majeure : fin 2027
Pour bénéficier du cadre fiscal actuel, les travaux doivent être terminés (et réceptionnés) avant le 31.12.2027.
- La suppression de la valeur locative implique qu’à partir de 2028, les travaux ne seront plus déductibles du revenu imposable, sauf éventuelle nouvelle disposition légale future – à ce jour incertaine.
- Aujourd’hui, un coût typique d’environ 70’000 CHF par propriétaire, moins env. 10’000 CHF de subventions, peut être entièrement déduit du revenu imposable.
- Les subventions cantonales ne sont pas garanties à long terme (situation financière tendue du canton).
Conclusion : financièrement, il est très avantageux de réaliser les travaux avant fin 2027.
3. Variantes techniques étudiées
Les variantes suivantes ont été étudiées avec le bureau d’ingénieurs Olivier Zahn & Associés :
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PAC air/eau individuelles
- Une unité extérieure bruyante pour chaque maison.
- Rendement plus faible en hiver, avec dégivrages fréquents.
- Compatibilité limitée avec l’autoconsommation photovoltaïque (PV), surtout en hiver.
- Système complet (unité extérieure + intérieure) à remplacer à moyen terme (~12–15 ans).
- 14 unités extérieures visibles : risques de conflits de voisinage (bruit, esthétique).
- Acceptation incertaine par la commune pour autant d’équipements extérieurs (façades / jardins).
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PAC air/eau mutualisée (installation extérieure commune ~110 kW)
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Regroupe la puissance, mais concentre aussi le bruit sur quelques gros blocs.
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Bruit important pour les maisons proches.
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Compatibilité PV très faible.
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Panne = impact pour tout le monde.
Cette variante n’a pas été étudiée par le bureau d’ingénieurs. Elle est présentée ici uniquement pour comparaison avec les autres solutions.
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PAC sol/eau mutualisée (chaufferie commune)
- ECS (eau chaude sanitaire) centralisée → plages horaires nécessaires.
- Géocooling (rafraîchissement) très coûteux en version collective.
- Perte de locaux (ex. local poubelles transformé en chaufferie + emplacement vélos cuve 3’000 litres).
- Mélange complexe entre parties communes et privées.
- Nécessite un accord unanime → risque de blocage.
- Peu compatible avec l’autoconsommation PV individuelle.
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Solution retenue : sondes géothermiques mutualisées + 14 PAC sol/eau individuelles
- Les sondes géothermiques (forages) sont en parties communes.
- Chaque maison possède sa propre PAC sol/eau (partie privée).
- Silence total à l’extérieur (aucune unité extérieure).
- Très bon rendement, stable toute l’année.
- Possibilité de freecooling (rafraîchissement passif gratuit en été).
- Excellente compatibilité avec l’autoconsommation PV (pilotage par maison).
- Longévité : seule la PAC est à remplacer environ tous les 20–25 ans, le champ de sondes restant en place sur le très long terme.
- Grande flexibilité : chaque propriétaire remplace sa PAC à son rythme, tout en profitant du champ de sondes.
- Selon l’étude Zahns, cette solution est celle qui revient le moins cher sur un horizon de 20 ans, grâce au rendement élevé, à la stabilité du COP et à l’absence d’unité extérieure.
4. Validation par la DGE et sérieux de l’étude
- La DGE (Direction générale de l’environnement, Canton de Vaud) a déjà validé les plans de forage :
- géologie,
- profondeur,
- distances aux bâtiments,
- présence éventuelle d’eau souterraine.
- Si la DGE avait eu des doutes (risque d’eau sous pression, contexte géologique défavorable), elle aurait :
- exigé un forage d’investigation préalable, ou
- refusé le projet.
- La PPE dispose d’une offre/étude complète du bureau Olivier Zahn & Associés, ingénieurs spécialisés, qui assureront également la direction technique des travaux.
Le projet n’est pas improvisé : il repose sur une étude d’ingénieurs reconnus et a été validé par les autorités compétentes.
5. Impact sur les jardins et sur la vie quotidienne
- Les forages occupent une surface très limitée (env. 1 m² par sonde).
- Les tranchées pour les tuyaux sont étroites (env. 40–60 cm).
- Une fois rebouchées et réensemencées, les pelouses repoussent en quelques semaines.
- À moyen terme, on ne voit plus aucune trace des travaux :
- les sondes sont enterrées,
- les tuyaux sont enterrés,
- il ne reste aucun élément visible dans les jardins.
Les nuisances sont temporaires (pendant le chantier), les avantages sont durables (plusieurs décennies).
6. Avantages principaux de la solution retenue
En résumé, la solution “sondes mutualisées + PAC sol/eau individuelles” offre :
- Silence extérieur complet, aucune unité de ventilation.
- Confort d’été grâce au freecooling (rafraîchissement passif) ;
la chaleur évacuée en été recharge le sol, ce qui stabilise la température des sondes, évite le “sol gelé” et prolonge la durée de vie des forages (50 ans ou plus). - Rendement élevé et stable, car le sol reste à une température quasi constante.
- Autoconsommation PV optimisée : chaque maison peut piloter sa PAC selon sa propre production solaire.
- Flexibilité pour la PPE :
- infrastructure de sondes en commun,
- PAC en parties privées (remplacement individuel possible).
- Conformité légale future : sortie progressive du gaz anticipée, pas de “mauvaise surprise” dans 5 ou 10 ans.
7. Conclusion du résumé
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Rester au gaz = repousser un problème inévitable, avec :
- des coûts en hausse,
- une interdiction future de remplacer la chaudière,
- l’impossibilité de bénéficier des déductions actuelles si les travaux se font après 2027.
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La solution sondes géothermiques mutualisées + PAC sol/eau individuelles est :
- la plus silencieuse,
- la plus durable,
- la plus compatible avec le photovoltaïque,
- la plus flexible pour les copropriétaires,
- et la seule qui reste cohérente dans le cadre légal et fiscal à venir.
Pour toutes les questions détaillées (techniques, financières, pratiques), se référer :
-
au Document de référence (analyse technique et contextuelle),
-
à la FAQ Géothermie (réponses aux questions les plus fréquentes).
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La solution améliorera le certificat CECB, ce qui augmente la valeur du bien et l’intérêt des acheteurs.
Documents complémentaires
- Pour les informations détaillées : Document de référence
- Pour les questions fréquentes : FAQ Geothermie (60 questions)